ACCUEIL MISSIONS PLAN D'ACCÈS CONTACT ISANET PAYE ISANET COMPTA UK SITE IN ENGLISH



Membre de

PRAXITY

> Mention légale



BOIS GUILLAUME
ROUEN
DIEPPE
EU
PONT L'EVEQUE
LIVAROT
YVETOT
CANY BARVILLE







    ARCHIVES >  PATRIMOINE

 
Souscrire un crédit lombard
Relativement méconnu, le crédit lombard constitue pourtant une solution de financement alternative, intéressante et flexible. Depuis quelques années, on constate un retour en force du crédit lombard. Une solution de financement qui permet d’investir dans des conditions avantageuses. Présentation.
Le mode d’emploi

S’adressant tant aux particuliers qu’aux sociétés, le crédit lombard est un prêt octroyé par une banque contre la mise en gage, par le client, d’une partie ou de la totalité de son épargne.

À noter : la banque a vocation à devenir propriétaire des actifs gagés en cas de défaillance de l’emprunteur.

Le gage porte sur des produits d’épargne tels que des contrats d’assurance-vie ou de capitalisation, des actions, des obligations, des Sicav... Le montant du prêt dépendant de la valeur de ces actifs, de leur niveau de risque et de leur liquidité. Sachant que la banque n’accorde le financement que si les actifs gagés sont placés au sein de sa structure.

Les points forts de ce crédit

Cette forme de financement brille par sa facilité de mise en place et par les avantages qu’elle procure. En effet, les banques sont parfois réticentes à financer certains projets en raison des risques qu’ils présentent (personnes âgées, investissements atypiques). Elles proposent alors des conditions de prêt tellement lourdes que le projet perd de son intérêt. Avec le crédit lombard, seule la qualité de la garantie compte, peu importe le profil de l’emprunteur.

Par ailleurs, ce prêt est souscrit à des taux avantageux (moins de 3 % en taux fixe), sans frais de garantie, sans frais d’acte et sans assurance obligatoire ! Il permet aussi à l’investisseur de financer ses projets sans céder une partie de son patrimoine ou sans investir une part de son épargne. Ce dernier garde la propriété de ses placements et peut donc les gérer comme bon lui semble.

Exemple : le crédit lombard peut s’appliquer à une opération d’investissement locatif. Il s’agira ici de bénéficier d’un coût du crédit peu élevé et de profiter par la même occasion de l’effet d’aubaine des schémas de défiscalisation, tels que le dispositif Duflot. Cette combinaison permettant de jouir d’une réduction d’impôt sur le revenu et de déduire les intérêts d’emprunt des revenus fonciers générés par le bien immobilier. Ces « remises fiscales » pourront même contribuer à créer un déficit foncier imputable sur les revenus locatifs des dix années suivantes. Le souscripteur aura alors développé son patrimoine en investissant dans du foncier tout en laissant le reste de sa trésorerie placé dans des produits financiers. Et aura ainsi diversifié ses actifs et augmenté ses sources de revenus.

Attention toutefois à la valeur du gage. Car lorsque celui-ci diminue (par exemple, baisse de la valeur d’un portefeuille d’actions), l’établissement bancaire peut exiger de la part de l’emprunteur une garantie supplémentaire ou même le remboursement du prêt. Et faute pour ce dernier de fournir une autre garantie, la banque peut s’approprier l’ensemble du gage.

Afin d’éviter la réduction de l’assiette du gage, l’établissement financier peut éventuellement prévoir des clauses spécifiques limitant les pouvoirs de l’emprunteur. Ces dernières vont alors le contraindre à ne pas investir dans des supports qu’elle juge risqués, par exemple certains fonds en actions ou certains produits portant sur le marché des pays émergents.

Dans tous les cas, pour rassurer la banque, il peut être opportun de capitaliser, au lieu de consommer, les gains et plus-values générés par les produits d’épargne mis en garantie.

Les formules proposées

Le crédit lombard peut prendre deux formes : soit un crédit en compte courant, soit une avance à terme fixe. Le crédit en compte courant est une réserve de liquidités mise à la disposition du client. Les intérêts du prêt sont calculés sur le montant finalement utilisé. Souscrit pour un minimum de 20 000 €, son taux d’intérêt est variable et indexé sur les indices boursiers.

L’avance à terme fixe permet, quant à elle, le versement total des liquidités accordées. Les intérêts sont, dans ce cas, calculés sur la somme débloquée, quel que soit le montant investi. Cette avance est souscrite pour une durée fixe et son minimum est de 80 000 €. Le taux d’intérêt peut, au choix, être fixe ou variable.

Attention : en période faste, le taux variable du crédit lombard peut être avantageux. Mais l’emprunteur doit être conscient du risque qu’il présente lorsque la hausse de l’indice de référence (Eonia et Euribor 3 mois) fait augmenter le coût du crédit. Le choix entre un taux fixe et un taux variable doit donc être mûrement réfléchi !

Article du 03/04/2014 - © Copyright Les Echos Publishing - 2014

haut de page




Archives...
 PATRIMOINE

Comment acheter un bien immobilier aux enchères ?
27/10/2017
Comment assouplir le régime de la séparation de biens ?
04/10/2017
Réveiller son épargne avec les exchange traded funds
14/09/2017
Comment bien préparer votre retraite ?
13/07/2017
Comment gérer la fiscalité de vos revenus lors d’un divorce ?
20/06/2017
La location meublée, un régime davantage encadré
24/04/2017
Les alternatives aux fonds en euros traditionnels des contrats d’assurance-vie
13/04/2017
Pourquoi et comment changer d’assurance-emprunteur ?
06/04/2017
L’option pour l’impôt sur les sociétés d’une SCI
17/03/2017
Assurance-vie en euros : le bilan de l’année 2016
08/03/2017
Comment vendre des parts de SCPI ?
01/02/2017
Pourquoi et comment renoncer à une succession ?
06/01/2017
La répartition des travaux entre bailleur et locataire
09/12/2016
Pourquoi investir dans l’immobilier portugais ?
04/10/2016
Pourquoi ne pas adopter une clause bénéficiaire à options ?
29/08/2016
Comment payer moins d’impôt en 2017 ?
10/06/2016
Faut-il se laisser séduire par les placements atypiques ?
07/06/2016
Investir dans une résidence pour seniors
28/04/2016
Assurance-vie en euros : le bilan de l’année 2015
12/04/2016
Que faire de son vieux contrat d’assurance-vie ?
12/04/2016
L’impact du DPE sur la valeur d’un bien immobilier
02/03/2016
Percevoir une pension de réversion
10/02/2016
Faire face à un départ « à la cloche de bois »
07/01/2016
Le mandat à effet posthume
03/12/2015
Le divorce du chef d’entreprise
27/11/2015
Aider ses enfants en mettant un logement à leur disposition
03/11/2015
Transmettre votre entreprise par le biais d’un family buy out
23/10/2015
Assurez votre protection avec un contrat Madelin
11/09/2015
Le TEG de votre crédit immobilier a-t-il été bien calculé ?
03/09/2015
Louer son logement via internet
03/09/2015
Comment bien choisir sa société civile de placement immobilier ?
23/06/2015
Réaliser une opération de vente à soi-même
23/06/2015
Le prêt viager hypothécaire
21/04/2015
Règlement d’une succession : les principales étapes
06/02/2015
Optimiser son plan de financement grâce au prêt gigogne
19/01/2015
Le crédit relais
12/12/2014
Comment racheter un crédit immobilier
07/10/2014
La tontine financière
09/09/2014
Le contrat retraite loi « Madelin »
30/04/2014
Souscrire un crédit lombard
03/04/2014
Les comptes à terme à taux progressif
27/02/2014
La donation temporaire d’usufruit
06/09/2013
Assurance-vie en euros : le bilan de l’année 2012
02/05/2013
Le nouveau dispositif « Duflot »
12/04/2013
L’acquisition d’un logement occupé
15/02/2013
Le charme des livrets défiscalisés
15/11/2012
L’encadrement des loyers d’habitation
04/10/2012
S’assurer contre les loyers impayés
04/10/2012
La nouvelle réforme fiscale
04/10/2012
La déclaration d’emploi de biens propres
01/08/2012
Anticipez une vente immobilière avec le prêt relais
01/08/2012
La vente d’un bien en viager
01/08/2012
L’assurance dépendance
01/08/2012
Les fonds en euros diversifiés : un nouvel élan pour l’assurance-vie ?
27/06/2012
Les héritiers réservataires : comment évaluer la réserve et la quotité disponible ?
27/06/2012
Rédiger un testament
04/04/2012
Les fonds socialement responsables
20/09/2011




© 2009-2017 - Les Echos Publishing - mentions légales